La formation doctorale

Définie par le décret « Paysage » du 7 novembre 2013, la formation doctorale constitue un troisième cycle d’études. C’est le plus haut niveau universitaire, il octroie à celui qui le détient le titre de « docteur ».

Si chaque université-membre gère le parcours doctoral (inscription, promoteur, diplomation…), l’École doctorale en Sciences juridique est compétente pour la coordination et le promotion de la recherche doctorale dans le domaine des Sciences juridiques. Pour le doctorant, elle intervient notamment lors de l’organisation de séminaires doctoraux.

Objectifs de la formation

Expérience de recherche, la formation doctorale se donne pour but de développer un ensemble de connaissances et compétences communes et individuelles.

Un doctorant sera suivi tout au long de son cursus par un promoteur, garant de la valeur scientifique de la thèse. Il aura l’occasion de participer à différentes activités, valorisables pour son parcours. Entre autres, un doctorant pourra :

  • Participer à diverses formations ;
  • Participer aux séminaires doctoraux (thématiques ou méthodologiques) ;
  • Participer à des concours (par exemple : « Ma thèse en 180 secondes » ;
  • Contribuer à des colloques ou aux séminaires doctoraux en Belgique et à l’étranger ;
  • Apporter son expertise au sein d’entreprises ou d’organisations ;
  • Participer à la rédaction d’articles ou d’ouvrages ;
  • Collaborer avec des chercheurs belges ou étrangers grâce à différents réseaux ;
  • Réaliser une partie de sa thèse à l’étranger ou effectuer un séjour de recherche.

Toutes ses activités permettront aux doctorants d’acquérir un socle de compétences commun mais aussi de personnaliser son parcours.

Débouchés

Souvent réduit aux carrières d’enseignants, un docteur en Sciences juridique est avant tout un juriste de haut niveau. Ses qualités seront appréciées aussi bien dans le secteur public que privé où il pourra exercer les métiers de chercheurs, conseillers, gestionnaires de projets…

Les compétences du docteur en sciences juridiques

Souvent réduit aux carrières académiques, un docteur en Sciences juridique est avant tout un juriste de haut niveau. Autonome et pourvu de la rigueur scientifique, il a démontré son esprit d’analyse et de synthèse.

Son parcours doctoral lui a permis d’approfondir diverses matières juridiques mais l’a également habitué à trouver des solutions aux problèmes les plus complexes. La rédaction du travail doctoral lui a imposé -outre une parfaite maîtrise de l’écriture- une rigueur d’analyse et un sens de la méthode qui peuvent s’avérer extrêmement utiles dans n’importe quelle profession juridique, qu’elle soit judiciaire ou non. Parce qu’il a été confronté aux limites de son savoir, il est en outre capable de poser un regard critique sur ses acquis et de les mettre à jour au besoin.

Ses capacités pédagogiques sont également appréciées, il est courant qu’un docteur en Sciences juridiques soit appelé à participer à des colloques ou groupes de travail/réflexion ainsi qu’à siéger au sein d’instances. Au sein d’une équipe, c’est un atout non-négligeable pour une politique de transmission des savoirs et compétences. Autant de qualités qui peuvent faire la différence dans un monde de plus en plus concurrentiel, aussi bien en entreprises que dans les organisations. Pour les partenaires étrangers, notamment anglo-saxons, être porteur du titre de docteur est perçu très positivement et garantit un niveau d’expertise élevé.